Pierre Dissaux - Directeur de la Communication de Veolia Environnement Sud-Ouest

24 septembre 2013
Pierre Dissaux
‘‘Les espaces collaboratifs peuvent fédérer et faire émerger des talents’’

 Vous googlelisez-vous souvent ?

J’ai dû le faire une fois dans ma vie ! On m’avait signalé que j’étais très présent sur la toile et que mon nom était associé à des articles traitant de sujets de communication de crise. Je suis donc allé voir de quoi il retournait. Mais en fait, à tort ou à raison, je ne surveille pas beaucoup ma réputation en ligne car je prends peu la parole.

Votre première fois sur internet ?

Dans mon premier poste, je travaillais dans une agence de communication financière et je me suis retrouvé derrière un ordinateur avec une boîte mail, sans avoir été formé au préalable. Ce n’était pas un outil de travail répandu à l’époque, donc pas très intuitif. J’ai « ramé » un moment, puis j’ai appris seul, à tâtons. Je suis né avec une gomme et un crayon : je ne suis pas un « digital native », comme on dit !

Un site ?

Le site du Club de la Com Midi-Pyrénées (ndlr : Pierre Dissaux en est le président). Lors de sa dernière refonte, nous l’avons pensé dès le départ comme un site de travail, d’échanges collaboratifs pour les adhérents, et un outil pratique pour les non adhérents. Toutes les informations essentielles y sont mises à disposition et organisées dans ce sens. Tant à destination de l’externe que des membres du Club de la Com, il fédère les acteurs de la communication autour d’un espace vivant et utile pour tous.

Un outil ?

Facebook : j’y raconte toute ma vie ! J’ai peu de temps disponible et cela me permet donc de garder le contact avec ma famille (lilloise) et des amis éloignés que je ne vois pas souvent. Je l’utilise aussi comme outil de réseautage et de veille professionnelle. Beaucoup plus que Viadeo, d’ailleurs. J’y prends ou diffuse de l’information que j’estime à valeur ajoutée. On ne peut pas dire que je suis un « geek »… En revanche, je le deviens avec Facebook !

Un projet, un exemple, un acteur à suivre ?

Plusieurs ! Les jeunes blogueurs audacieux et créatifs qui font la promotion d’idées nouvelles. Les espaces collaboratifs qui peuvent fédérer et faire émerger des talents. Les acteurs du digital qui appliquent éthique et déontologie…

Ce que vous détestez sur internet ?

Lorsque je n’y ai pas accès, alors que j’en suis de plus en plus dépendant dans la gestion de ma vie quotidienne. Je me déplace beaucoup, alors quand je n’ai pas de réseau, je me sens totalement démuni. A titre d’exemple, j’ai pris l’habitude d’enregistrer mon billet d’avion via mon mobile. Quand j’arrive à l’aéroport tardivement et que je n’ai pas pu m’enregistrer en ligne, je sais que je vais devoir patienter pour valider mon billet et que j’ai de grandes chances de rater mon vol.  C’est notamment dans ces moments-là que je me rends compte que je suis vraiment addict !

Contribuez-vous personnellement à internet ?

Il m’arrive de partager une photo ou un lien accompagnés ou non de mon commentaire lorsque des événements ou des inaugurations sont organisées par Veolia, ou lorsque l’entreprise promeut une innovation. Et bien entendu, je fais de même pour le Club de la Com !
En revanche, j’ai créé un compte Twitter mais je ne l’anime pas car je ne lui ai pas encore trouvé l’usage qui me convient. Pourtant, ce qui m’étonne, c’est que de nouvelles personnes s’y abonnent régulièrement !

L’internet de demain, vous le voyez comment ?

J’attends que l’on me garantisse que toutes mes données personnelles sont sécurisées car j’ai un gros doute sur ce point. Que deviennent les données relatives à mes comptes personnels, mes achats, mes factures électroniques ? J’attends par exemple la création d’un coffre-fort numérique personnel où je pourrais stocker sans suspicion les données administratives relatives au quotidien. Mais je reconnais que ce n’est peut-être qu’un frein psychologique : je ne suis pas rassuré par le fait de savoir que toutes mes données transitent on ne sait où, de manière totalement dématérialisée.
Ensuite, je trouve que nous avons trop d’outils différents en ligne, avec des processus d’authentification eux-mêmes différents, pour réaliser nos  actions. Je prends des photos, je les héberge, je commande un tirage, je règle en ligne : sur combien d’espaces d’administration et d’intermédiaires suis-je passé ? Je rêve d’un outil  me permettant de tout faire, avec la même identité numérique, en ne changeant pas sans cesse d’outil. Je pense que l’internet de demain doit trouver des réponses à ce genre de problématique pratique pour monsieur « tout le monde ».

Quel métier web conseilleriez-vous à votre fils ou à votre fille ?

Dans le domaine du digital, le métier de community manager fait partie des plus enrichissants sur le plan professionnel et personnel. Il nécessite une vaste culture générale, de maitriser la création de contenus à valeur ajoutée et, plus globalement,  d’avoir un niveau de réflexion très structuré sur la stratégie de communication de l’entreprise. C’est une fonction encore émergeante qui ne peut qu’être appelée à se développer étant donné son rôle incontournable.

3 conseils que vous donneriez à un directeur marketing

En tant que communicant, je n’aurai pas la prétention de conseiller un directeur marketing, alors même que le web n’est pas mon cœur de métier. Sur cette compétence, je préfère m’appuyer sur les meilleurs experts pour m’aider à structurer une action efficace sur les points suivants :

1. La veille internet et plus précisément la réputation de son entreprise, pour pouvoir apprécier son image associée sur les réseaux et agir en conséquence.

2. La production et la gestion de contenus, car le web a ses codes, comme tout média.

3. La conception d’une architecture de l’information efficace sur les supports numériques de la marque ou de l’entreprise, action qui nécessite un réel esprit d’innovation.

 

A propos de Pierre Dissaux :
D'origine lilloise, âgé de 44 ans et père de deux enfants, Pierre Dissaux a commencé sa carrière au sein d’une filiale du groupe Euro RSCG spécialisée en édition financière et institutionnelle. Après une escale parisienne de trois ans au siège de Veolia Eau, Pierre Dissaux a rejoint Toulouse en 2003 au poste de directeur de la communication de la direction régionale de Veolia Eau, puis directeur de la communication régionale de Veolia Environnement. Depuis juillet 2011, il est également Président du Club de la Com Midi-Pyrénées dont il est membre depuis son arrivée à Toulouse. Suivez Pierre Dissaux sur Viadeo.

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