Aurore Beugniez - co-fondatrice et directrice associée de MyFeelBack

26 novembre 2013
Aurore Beugniez
‘‘Un maître-mot : la passion !’’

Vous googlelisez-vous souvent ?

Oui, et pour une raison simple, en tant que co-fondatrice de MyFeelBack, mon image est directement rattachée à celle de la société. Je dois donc être informée de ce qui se dit ou s’écrit sur moi. En interne, nous utilisons Mention, un outil de veille internet très pratique et plutôt performant sur la remontée de citations sur les réseaux sociaux.

Votre première fois sur internet ?

C’était en 1998, j’avais 10 ans. Je me souviens de mon père ramenant notre tout premier ordinateur à la maison. Il l’avait acheté en solde d’une grande enseigne! Que c’était long… Les pages se chargeaient en 56k, une éternité. Au collège, je suis tout de suite devenue une grande utilisatrice de Caramail. Pour l’anecdote, Marc Reeb, le co-fondateur de Caramail, est entré au capital de MyFeelBack (ndlr : Marc Reeb, co-fondateur de Caramail et Viadeo, est devenu par la suite Business Angel pour accompagner les start-ups dans leur développement).

Un site ?

BFM Business, pour satisfaire ma soif perpétuelle d’informations économiques en lien avec le monde du high-tech et des services web. Je suis toujours curieuse des innovations et des entreprises à la pointe du secteur.

Un outil ?

Google Analytics me permet de suivre en temps réel les performances de notre site et de nos services. J’y suis les indicateurs de trafic classiques, les canaux d’acquisition, les entonnoirs de conversions, et nous avons mis en place des filtres et codes de tracking spécifiques à notre activité. Au-delà des chiffres, j’estime que c’est un outil primordial pour comprendre les visiteurs et nos clients, et améliorer ainsi nos services.

Un projet, un exemple, un acteur à suivre ?

1001pharmacies.com et son ascension fulgurante. Le site est devenu la première marketplace française du secteur. Concrètement, il propose aux pharmacies de vendre leurs produits en ligne. Ce qui m’a impressionné dans le projet c’est d’une part, qu’il a créé une vraie rupture sur le marché et, d’autre part, qu’il s’appuie sur une stratégie de contenus marketing très élaborée (blog, présence sur les réseaux sociaux). Et le site a été lancé par deux jeunes entrepreneurs : Cédric O’Neil, étudiant en pharmacie, et Sabine Safi, étudiante en marketing.

Ce que vous détestez sur internet ?

C’est difficile pour moi de répondre, je baigne dans le web depuis toujours. Je ne peux pas me prononcer sur ce que je n’aime pas « sur » internet. Plutôt sur le système lui-même. Tout va très vite : les changements incessants de l’algorithme de Google, les nouvelles opportunités offertes par AdWords. Cela complique notre tâche, et nécessite de développer une capacité d’adaptation à toutes épreuves. Mais c’est aussi ce qui rend notre métier si excitant, passionnant, et nous pousse à développer de nouvelles approches, comme notre stratégie de contenus qui va de plus en plus s’appuyer sur la vidéo. Et il ne faut pas oublier que Google est notre principale fenêtre sur le monde !

Contribuez-vous personnellement à internet ?

Par manque de temps, je n’ai pas de blog personnel ou professionnel. En revanche, au lancement de MyFeelBack, nous avons collaboré avec Locita, un media spécialisé nouvelles technologies et web social. Le site a publié une série d’articles relatant la création de notre start-up, un peu à la manière d’un blog finalement. En termes de brand content, nous produisons des vidéos diffusées sur la chaîne Youtube de MyFeelBack.  Je crois beaucoup en la pertinence de ce type de médias pour nos clients et prospects. Concernant MyFeelBack, l’ouverture du blog est prévu dans les prochaines semaines.

L’internet de demain, vous le voyez comment ?

Je crois beaucoup en des outils qui permettront aux utilisateurs d’internet de faire bouger les lignes avec les entreprises. Je m’explique : à l’heure actuelle, les contributions des consommateurs et des clients sont très disparates et fragmentées sur le net. Pour répondre à cette problématique, je pense qu’il naîtra rapidement des services dont la fonction sera de consolider ces espaces disparates.

Le web 2.0 génère une foule de contenus et, corolairement,  une organisation très complexe de l’information. Or, sa valeur est telle qu’elle peut potentiellement faire bouger les lignes au sein même des entreprises et des marques, en les poussant à faire évoluer leurs produits et leur stratégie. Les services Big Data apporteront certainement des solutions qui rationaliseront cette information.

Quel métier web conseilleriez-vous à votre fils ou à votre fille ?

Je n’ai pas la prétention de savoir ce que mes enfants voudront faire de leur vie ! De toutes manières, ils découvriront certainement de nouveaux métiers. Le plus important pour moi est de faire un métier qui leur permettront de venir travailler avec le sourire, un métier dont ils parleront avec le cœur. Un maître-mot : la passion.

3 conseils que vous donneriez à un directeur marketing.

1. Interrogez vos clients.

2. Analysez et comprenez ce qu’ils souhaitent.

3. Agissez en fonction de ce que vous avez compris de leurs attentes.

C’est le message que nous souhaitons porter avec MyFeeBack, en mettant en place une stratégie et une réflexion centrée sur les clients.

A propos de Aurore Beugniez :
Aurore Beugniez est directrice associée de MyFeelBack, créée en 2011, service SaaS de collecte multicanal et d'analyse de données clients. Vous pouvez suivre son activité et ses points de vue business sur Twitter : @AuroreBeug
1 Comment On This Topic
  1. Natalie Renac
    on Nov 28th at 11 h 49 min

    Joli discours ! Et bravo pour ce que vous faites 🙂


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